Pacte de compétitivité : quid de la fonction publique ? PDF
Vendredi, 30 Novembre 2012

« La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts » (G.Clemenceau)

Toute la France a été récemment polarisée sur le rapport Gallois : ce qu’il contenait, ce qui a été retenu par le gouvernement, ce qui ne l’a pas été, etc.  Mais il ne s’agissait que du secteur privé, preuve de la reconnaissance de son caractère unique de créateur d’emplois financés par des clients solvables, et source (directe et indirecte) des cotisations et impôts de toutes sortes.

Dans ce charivari, un grand absent : le coût de la fonction publique, source indirecte des charges qui pèsent sur les entreprises (et les ménages), et qui est évoqué brièvement et indirectement par le rapport Gallois. Les prélèvements sur les entreprises françaises représentent  39 % du total des recettes fiscales, soit 10 points de plus que la moyenne européenne.

Quelle est donc la situation sur le coût de fonctionnement de la fonction publique, comment en sommes nous arrivé là, et que peut-on faire ?

1) La réalité des chiffres, tout simplement. Ils sont malheureusement trop bien connus.

Avec un nombre de fonctionnaires au sens strict s’élevant à 5,3 millions (+18 % depuis 1980), la France a l’un des pourcentages de l’emploi public les plus élevés de l’Union européenne. Par rapport à l’Allemagne, ils représentent 13,5 % du P.I.B., contre 7,5 % outre Rhin. Ces 5,3 millions se répartissent entre la fonction publique d’État (2,5 millions, soit +14 % de hausse depuis 1980), la fonction publique territoriale (1,7 million, soit +71 % de hausse sur la même période) et la fonction publique hospitalière ( 1,1 million, soit +54 % de progression). À ces 5,3 millions de personnes stricto sensu jouissant du statut de la fonction publique, qui représentent 1 actif sur 5, il convient d’ajouter :

-          143 000 emplois aidés (appelés à augmenter très prochainement) ;

-          189 000 salariés d’organismes publics (sécurité sociale par exemple) ;

-          588 000 salariés d’entreprises publiques (type SNCF/RATP) ;

-          642 000 salariés d’organismes privés à financements publics (enseignants privés sous contrat, aides ménagères, salariés d’association subventionnées par les municipalités et les conseils généraux), soit au total 6,8 millions de personnes (1 actif sur 4) ayant une incidence directe ou indirecte sur les finances publiques, via des subventions d’équilibre.

 

Lire la suite (Source : Blog du Directeur financier - DFCG)

 

Commentaires

 
#1 Ricqles 04-12-2012 13:53
Bonjour, au modérateur: serait-il possible d'avoir un lien RSS sur votre site? :) J'ai un paquet de sites mais je garde que les meilleurs, dans un souci de qualité mais aussi de gain de temps... Et çà peut être utile à d'autres également, merci...
 

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